Pèlerinage des Bateleurs, synopsis

Table des matières

1ère Partie
Histoire et légende des tarots ……………………………….. 5

2ème Partie
Tarot, cabale et soufisme !…………………………………… 25

3ème Partie
Jean Noblet. Maître cartier à Paris, vers 1650……………..35

4ème Partie
Le Pèlerinage des Bateleurs.
Commentaire sur les 22 arcanes majeurs …………………. 43

Le Bateleur ……………………………………………………… 52
La Papesse ……………………………………………………… 62
L’Impératrice …………………………………………………… 66
L’Empereur……………………………………………………… 70
Le Pape…………………………………………………………… 76
L’Amoureux……………………………………………………… 80
Le Chariot………………………………………………………….92
Justice …………………………………………………………….. 98
L’Ermite ………………………………………………………… 102
La Roue de Fortune…………………………………………….110
Force……………………………………………………………… 120
Le Pendu ……………………………………………………….. 124
La Mort………………………………………………………….. 134
Tempérance ……………………………………………………. 152
Le Diable………………………………………………………… 162
La Maison Dieu …………………………………………………172
L’Étoile………………………………………………………….. 184
La Lune………………………………………………………….. 192
Le Soleil …………………………………………………………. 206
Le Jugement ……………………………………………………..216
Le Monde……………………………………………………….. 224
Le Fou ou Le Mat ……………………………………………. 230
Carte des “lieux de conscience”………………………………235

5ème Partie
Comment utiliser le tarot de Marseille………………………237

6ème Partie
Les arcanes mineurs……………………………………………257

Annexes
Règle du jeu des Tarots, 1637 …………………………….. 277

Jean Noblet. Paris, milieu du XVII° s.
Texte de Thierry Depaulis …………………………………. 283

**********************************************************************************
1ère Partie

Histoire et légende des tarots

Cette première partie trace l’histoire connue du tarot, le situant comme émanation de l’enseignement ésotérique diffusé au sein des fraternités de bâtisseurs, imagiers et sculpteurs du moyen-âge.

page 7
L’imagerie du tarot de Marseille est typiquement occidentale si ce n’est chrétienne : c’est la seule certitude que nous ayons de son origine. Les anciennes traditions le nomment tarot des imagiers, et le disent issu des fraternités du Moyen Âge. Comment est-ce possible ? Pour le comprendre, remontons dans le temps.

………………………………………………………
page 9
Reportons-nous maintenant jusqu’au XIe siècle, vers 1050, une quarantaine d’années avant la première croisade. Le sacré irrigue pleinement la société romane. Partout fleurissent des centres d’enseignement, des ermitages. Une sorte de folie se répand en Occident. L’Europe entière se couvre d’églises, de monastères, de cathédrales. Arrivent les premières croisades, saint Bernard, l’ordre du Temple. Les croisés fondent les royaumes d’outremer et Jérusalem est rouverte aux chrétiens d’occident en 1099. Saladin la reprendra en 1187. Le temps passe et soudain, le sacré reflue.
………………………………………………………

page 10
Sur les chantiers d’églises et de cathédrales, c’est non seulement l’art de bâtir et de travailler les matériaux qui était transmis, mais aussi, par le biais du travail de la pierre, du bois ou du verre, toute une connaissance expérimentalement intériorisée. Transmise oralement, de maître à compagnon, de compagnon à apprenti, la tradition se vivait dans la pierre, par la pierre. Brutalement, tout s’effondre. Plus personne n’assure le paiement du salaire sur les chantiers. Les compagnons et les maîtres sont pourchassés par l’Inquisition. Alors, ils émigrent.
………………………………………………………

Page 14
Comment rétablir la chaîne de la transmission lorsqu’elle est rendue impossible ? :

En introduisant un jeu de cartes dit oriental, les naïbbi, qui serait l’ancêtre du tarot, destiné à prodiguer les enseignements sous forme visuelle et s’adressant donc à l’intuition synthétique de chacun.

Un jeu avec sa règle et ses images, un jeu d’argent, qui, comme tel, se répandra comme une traînée de poudre dans tous les bistrots d’Europe et y restera, pénétrant les couches les plus profondes de la société, s’y maintenant, et l’imprimant durablement de son sceau graphique. C’est aussi simplement qu’il est parvenu jusqu’à nous, assurant son rôle de transmission. Les tarots sont une bouteille à la mer, un médiat transmetteur et une connaissance se propageant à l’aveuglette, aux générations futures. Sans destinataire précis et à toutes fins utiles…

Page 15
L’état actuel des connaissances sur le tarot Les tarots historiques

Page 17
Les maîtres cartiers
Le tarot de Marseille… ne vient pas de Marseille !

Page 18
Force est alors de constater que le canon dit de Marseille est fixé en 1650, et ce, à Paris, non en Italie ou à Marseille ! Noblet est un maître cartier. Que cela signifie-t-il en ces temps florissants du compagnonnage ? Il me semble utile de le rappeler ! Le maître est celui qui mélange son eau à l’eau collective sans la perturber. C’est celui qui dit l’hier des tarots en l’habillant des images de son aujourd’hui. Noblet actualise donc la transmission qu’il a reçue de son aîné, ce que fera également le lyonnais Jean Dodal en 1701-1715. Il n’y a pas de maître autoproclamé.

Page 20
Trois traditions principales

Les arcanes majeurs du tarot (les 22 atouts rajoutés) décrivent d’une manière codée le chemin de vie d’un individu, de son incarnation à sa libération. Dès l’origine deux traditions picturales cohabitèrent :

Page 22
Naissance de la tradition ésotérique moderne

Page 24
Les époques se succèdent, différentes. En ce début de XXIe siècle, un grand besoin d’authenticité se fait jour. Devant la diversité incroyablement disparate des tarots fantaisie et arrangés, un retour aux sources s’avère nécessaire.

**********************************************************************************

2ème Partie

Tarot, cabale et soufisme !

Cette deuxième partie traite des rapports du tarot, et des enseignements ésotériques chrétiens, aux autres religions du livre.

Page 30
…Alors, de rencontres en rencontres, les imagiers occidentaux, chercheurs de vérité, entrèrent en contact avec les fous de dieu de l’Orient. Dans cet espace de temps qui se situe entre 1314 et 1375, un petit groupe d’enseignement ésotérique associant quelques chercheurs issus des trois religions du livre, se mit en place autour d’un maître de renom, soufi très probablement. Cet enseignement, Hayl, l’imagier franc de Cilicie, devenu à son tour maître, le formalisa, respectant et utilisant le travail effectué depuis près de deux cents ans par ses prédécesseurs. Il traduisit le chemin menant à la connaissance dans le style de son temps, en images, 22 pour faire le pendant des 22 lettres hébraïques.

Cet enseignement s’est diffusé dans les veines des trois religions du livre et a généré, ici une branche nouvelle de la cabale, là une nouvelle secte soufie, et enfin le tarot. Cet imagier franc a-t-il été inspiré, pour sa mise en image, par le découpage hébraïque en 22 sentiers ? Probablement oui et non. Oui, parce que ce découpage en 22 a dû lui sembler en conformité avec l’enseignement reçu ; non, parce qu’il a fait une actualisation complète pour la culture occidentale…

Page 32
Si le tarot a utilisé un découpage technique issu du judaïsme, il n’en est pas pour autant issu. Ce n’est pas une greffe; c’est un arbre nouveau, re-né en terre orientale. C’est pourquoi une des hypothèses de l’origine du mot de tarot le fait venir de tarik, mot arabe signifiant voie.

Page 33
le tarot parle de la qualité et du mode de fonctionnement de l’agir et de l’expérimentation.
Ce sont les phases d’évolution de cet agir dont il est question.

L’enfance : c’est subir ;
L’apprentissage : c’est subir pour avoir ;
Le compagnonnage : c’est avoir pour agir ;
La maîtrise : c’est agir pour être ;
La sagesse : c’est être pour servir.

Page 33-34
Le point commun de ces systèmes est que l’on parle de la même chose : le chemin vers la liberté totale de l’être incarné. Pourtant elles correspondent à des publics, à des cultures, à des modes de perception du monde qui nous entoure et à des visions de l’être viscéralement différents. Orient et Occident. Tenter de les fusionner ou les faire dépendre l’une de d’autre, aboutiraient à réduire les idiosyncrasies de certains peuples dans une spirale de pertes de racines. Contentons-nous simplement de vouloir les enrichir l’une par l’autre. Tarot et cabale sont deux véhicules différents, évitons leur amalgame.

********************************************************************************

3ème Partie

Jean Noblet,
Maître cartier à Paris, vers 1650

Section qui décrit les aspects uniques du tarot-source Jean Noblet. Les couleurs traditionnelles y sont analysées et on évoque l’opérativité subliminale de ces images.

Page 38
Sur ce jeu de Jean Noblet, nous pouvons découvrir les couleurs symboliques, dont six sont définies par la vieille phrase traditionnelle, aujourd’hui encore chantée par les Compagnons du Devoir :

Blanches, les larmes de maître Jacques
Noire, la terre qui l’a porté
Rouge, le sang qu’il a versé
Bleus, les coups qu’il a reçus
Jaune, la persévérance
Verte, l’espérance

Deux couleurs se rajoutent à cette liste, le bleu clair qui, dans d’autres tarots anciens, est gris bleuté, et la couleur chair.

Ce sont ces phrases sibyllines qui étaient dans la tête des imagiers lorsqu’ils mettaient en couleur. Ils travaillaient pour le sacré, et ils le savaient. L’efficacité seule les intéressait, seul le message subliminal importait. Le dessin et les titres parlent à notre intellect, les couleurs à notre inconscient, par les masses et leurs places les unes par rapport aux autres.

***************************************************************************

4ème Partie

Le Pèlerinage des Bateleurs

Commentaire sur les 22 arcanes majeurs

Cette quatrième partie est consacrée à la présentation des atouts qu’on nomme arcanes majeurs.

Page 49-50
Ces images dessinent une géographie spirituelle. Chacune d’entre elles représente un état intérieur précis, un vécu, une phase par laquelle l’être passe. Dans ce livre, l’intention est de présenter une manière de se repérer au sein de ce formidable outil de connaissance de soi que peut être le tarot. La succession de trames de vécus, les canevas des histoires sont précis et issus de mon expérience. Ils ne sont, en aucun cas, reproductibles à l’identique. Variables avec l’infinie diversité des individus, ils sont là pour permettre une analogie et fournir des points de repère. Le tarot est un jeu d’images destinées à parler directement à l’inconscient. Les analyser rationnellement serait un non-sens et seule l’expérimentation leur donne du contenu et les rend concrètes.

……………………………………

C’est un pèlerinage de l’âme qui est présenté au fil de ces cartes. Le quêteur parcourt dans son existence un chemin balisé, d’arcane en arcane selon l’ordre des numéros. à chaque étape de sa vie correspond une image. Il voit donc par où il est passé et peut pressentir ce qu’il va vivre. Chaque arcane représente un état de conscience et un niveau de développement intérieur. Véritable géographie sacrée, elle donne des repères pour se situer sur le chemin spirituel.

Le Bateleur ………………. page 53

L’être s’incarne et démarre une nouvelle tentative pour parvenir aussi loin que possible sur la route de l’éveil et de l’extension de la conscience, de la transmutation des forces négatives issues de son ici et maintenant, de ses vies antérieures et mémoires passées.

Page 55
Le tarot, dont vous allez lire une explication qui vous aidera peut-être à le pénétrer de l’intérieur, relève de cette philosophie. Puissiez-vous l’aimer un peu, beaucoup, passionnément… ou même pas du tout, car finalement, ce ne sont que des bouts de carton industriel.
Ils sont un support : Ne les divinisez pas !

Page 56-57
Cette vie commence par un drame : la fracture originelle. Elle brise l’état de fusion avec l’univers de perceptions directes dans lequel l’enfant baignait au tout début de sa conception. Entre la troisième semaine et le deuxième mois, la future mère constate qu’elle est enceinte. Cette prise de conscience s’effectue en une fraction de seconde où le temps est comme suspendu. Dans cet instant de suspension, de béance, de trou noir comme l’expriment les Tibétains, une porte s’ouvre au sein du psychisme de la femme enceinte et un indéfinissable magma se jette sur la nouvelle conscience incarnée, l’arrache de son paradis d’innocence et la fait basculer dans la souffrance de l’incompréhensible.

La Papesse…………………page 63

La Papesse incarne le modèle des artisans et des paysans. Son élément est la terre. Elle enseigne que tout est vivant. Elle invite à percevoir le monde, à le comprendre à travers le corps, la chair. Le livre ouvert qu’elle tient sur ses genoux est le grand livre de la connaissance des énergies et de la nature, c’est le grand livre de la mémoire du monde. Regardez comme son index de la main gauche est long, démesurément long. C’est qu’elle a beaucoup de pages à tourner et qu’elle le fait avec le cœur. Sa main droite, celle de l’acte, est cachée. Son enseignement n’appartient pas au domaine de l’avoir ou de l’action, mais à celui de l’être.

Le Pape……………………page 77-78

En cette époque les constructeurs du sacré avaient le sentiment d’installer des machines. Pour eux, leurs oeuvres étaient des athanors destinés à transmuter les populations. Les évêques de ces temps se comportaient en druides. Ils étaient les enchanteurs de ces machines et dirigeaient d’immenses transes collectives. à Chartres était pratiquée au solstice d’été la transe de la chenille. Voici de quoi il s’agissait :

« À l’aube les portes de la cathédrale étaient ouvertes et, un par un, à la queue leu leu, la population entrait, tapant des pieds dans un bel ensemble imitant le balancement de la chenille. Boum à gauche, boum à droite, de leurs pas lourds ils avançaient lentement vers le labyrinthe et, après en être sortis, ils continuaient et allaient dans le même balancement tranquille s’entasser sous les voûtes. Toute la journée ils entraient, boum, boum, le balancement continuait, s’amplifiant sans cesse. Le soir venu, on fermait les portes pour que la cathédrale vibre au maximum. Puis, au signal de l’évêque, les tambours des musiciens donnaient le ton, ces milliers de personnes s’arrêtaient et en une fraction de seconde, magique, d’un silence hallucinant, toute cette population entrait en transe et fusionnait avec le divin. »

Un nous collectif pouvait se constituer. Tous étaient reliés, dans ce partage d’instants en conscience accrue. La dernière transe collective remonte aux environs de 1320.

L’Amoureux…………………page 89

Voici une histoire venue de la mémoire du monde :

La tour à vertige :
« Notre civilisation sacrée du Moyen Age formait nos jeunes générations à cette “porte” de la vie. Il faut savoir que dans notre tradition occidentale depuis la nuit de ces temps, jusqu’au XVIIe siècle, la majorité des filles était fixée à douze ans et celle des garçons à quatorze. L’éducation responsabilisant qui leur était donnée le permettait. À l’époque du Printemps des Cathédrales, nos constructeurs installaient des salles à vertige, dans les tours, juste en dessous des cloches. La plus belle que je connaisse est celle de l’abbatiale de la Madeleine à Vézelay. Ces salles étaient ouvertes sur les quatre côtés, du sol au plafond, par trois arcatures sans fenêtre ni rambarde. Des groupes d’une vingtaine de jeunes, garçons et filles et leur initiateur y faisaient l’année de leur puberté des transes d’une nature particulière.

Ils formaient une ronde, une chaîne, garçons et filles alternés en se bloquant par les creux des coudes. Ils tournaient au rythme qu’imposait leur initiateur, jusqu’à ce que leurs corps soient inclinés aussi près que possible de quarante-cinq de l’horizontale. À ce moment, la pression sur les creux des coudes était à son maximum. Si l’un ou l’autre lâchait, c’était tout le groupe qui explosait et bon nombre se trouvaient projetés dans le vide. À cet instant, les cloches sonnaient…

Une des particularités du son est que lorsque vous êtes à son point d’émission vous n’entendez pas le son primaire et violent. Vous ne faites que l’entendre partir dans un frou-frou très agréable. Simultanément, vous êtes inondé d’harmoniques secondes et vous recevez toutes les incroyables vibrations des cloches dans tout le corps….

Ceux qui avaient bien “serré les coudes” et réussi l’épreuve, étaient considérés comme majeurs. Nous avons encore plus de cinq cents salles à vertige, rien qu’en France… »

Cette épreuve rendait les jeunes aptes à passer la porte de l’amour.

Le Chariot ……………………page 96

Regardez la carte, elle est divisée en deux. Entre les énergies instinctuelles du bas et le royaume de la conscience au dessus, il y a incommunicabilité, clivage. Le jeune homme se vit roi et croit tout savoir, mais il n’est qu’un petit roitelet privé de puissance et d’assise. Contrairement à l’amoureux dont on voyait les jambes nues (signe traditionnel de l’apprentissage), il n’est que buste : il ne peut apprendre. Les deux chevaux, emblèmes de l’énergie, tirent dans des directions opposées. Le roitelet, sans rênes dans les mains, trône dans un chariot qui avance dans une direction incertaine, au gré des pulsions…

………………………………………..

La sortie de cette phase s’effectue lorsque la confiance en soi est suffisante pour que les croyances issues du dressage social s’effondrent. L’individu a une totale confiance en ses forces, il conteste la religion de ses pères et devient maître de sa vie, pour le pire et le meilleur.

Justice ……………………page 99

page 100
Sur son chemin, l’homme ne peut se permettre de traîner des boulets et de s’épuiser dans des luttes stériles : il a trop besoin d’énergie épurée pour évoluer et, en coupant le cordon ombilical, il se débarrasse d’une grande partie de ce qu’il subit. Le fait de trancher libère brutalement une énergie créative, dégagée de violence et de haine.. Pour certains, cette coupure est plus difficile et plus indispensable.

L’Hermite…………………page 104

L’Ermite marche lourdement, sa propre lumière à la main. Elle est bien faible, sa lampe ; tout juste bonne à lui éviter de marcher dans la boue ! Son manteau bleu, à lui seul, occupe près du tiers de la surface coloriée : « Bleus les coups qu’il a reçus ». Heureusement, pour rattraper le coup, « jaune l’espérance », occupe une belle deuxième place. La certitude de s’en sortir est là.

Page 107
Cette accumulation de savoir est vécue comme un fardeau, car l’être se rend bien compte qu’il subsiste en lui un déficit de vivant et que de vastes zones mortes l’encombrent. Malgré ses efforts, ses recherches, il reste à côté de la plaque. Intuitivement, il le sent et en souffre. À quoi cela sert-il d’avoir une tête bien pleine si elle est alourdie de choses inutiles et que rien ne fonctionne ?

La Roue de Fortune ……………page 113

Le petit roi couronné représente le moi directeur, la personnalité. Sa situation est parfaitement instable : sans arrêt, la roue tourne comme une loterie, le faisant tomber. Avec l’éclatement de la cuirasse, la personnalité est comme un puzzle terminé que l’on remet en vrac. Au sein de ce chaos, un petit morceau prend momentanément le pouvoir, avec ses capacités, extrêmement réduites, de percevoir et d’en tirer un comportement, puis c’est au tour d’un autre. Dans les cas extrêmes, ces changements se répètent des dizaines de fois par jour. C’est ce qui est représenté par les deux étranges animaux sur les côtés de la roue. La perception se trouve en amont, le comportement en aval, au milieu le décideur, singeant une personnalité entière.

Page 118
Sur l’arcane X, le sol est de couleur vert espérance. La terre est ravagée, certes, mais riche d’avenir. L’être peut redémarrer sur de nouvelles bases, il est apte à construire sa vie dans la matière. L’égoïsme a diminué, laissant de la place pour accueillir une vie sociale et familiale. L’orgueil s’est converti en fierté du travail bien fait. L’apprentissage est terminé.

La Force …………………page 123

Avec la complaisance jouissive de la réussite, l’individu perd le fil de son développement intérieur et sombre dans l’immobilisme. Petit à petit, il inverse l’essence même de ce début de compagnonnage. La Force, c’est « avoir pour agir », il en fait : « agir pour avoir ». En découle une maladie psychique qui se traduit par une forme d’avarice, avec au ventre la peur de perdre lorsque la vieillesse arrive. Cette peur de perdre génère des comportements compulsifs et obsessionnels. De graves maladies somatiques menacent.

Le Pendu ………………….page 125

XII-Le Pendu est l’arcane de la chevalerie céleste. L’énergie mobilisée pour se construire socialement se retourne brutalement et l’être se trouve la tête à l’envers. C’est une phase de redécouverte du corps, des émotions, enfin reconnues pour ce qu’elles sont : une composante de l’être. L’arcane marque le début de l’intériorisation. L’émotionnel véhicule la conscience vers des profondeurs oubliées, des bouffées d’émotions remontent en surface, une fluidité nouvelle s’installe.

La Mort …………………….page 136

L’arcane XIII présente un squelette en train de faucher, ou plutôt de balayer des têtes coupées ; le tout sur fond noir, le noir de l’humus et de la pourriture, qui contraste avec une végétation aux couleurs variées. Les têtes coupées, dont une est couronnée, sont les restes de conscience, de personnalités brisées, de visions du monde détruites. La signification est claire : il s’agit de plonger dans son charnier intérieur et de ré-ingérer, « à la petite cuillère », les traumatismes enfouis. Il faut chercher les diamants dans le fumier. Il faut réparer, réduire les nombreuses fractures de la vie, depuis la fracture originelle (celle où la fusion paradisiaque avec le monde qui nous entoure est rompue), jusqu’aux plus fraîches, sans oublier le verrouillage.

Page 150
Lorsqu’un grand balayage est effectué sur la personnalité qui s’est construite sur le segment postérieur, grand nettoyage que les Grecs appelaient les petits mystères, l’être se réunifie et une puissante sensation de soulagement l’inonde : c’est la catharsis. Elle est vécue comme une fusion avec le monde qui l’entoure et avec lequel il est relié. Elle le transporte dans une explosion émotionnelle et le plonge dans un bain d’amour universel extrêmement contagieux.

Temperance…………………. page 154

Pour la première fois nous voyons apparaître un personnage indéniablement ailé. Les ailes signifient que la connexion avec le ciel est établie.

L’intuition est le premier échelon de percevoir, le second étant la connaissance directe. Dès cet instant, le lien avec la connaissance directe n’aura de cesse de se perfectionner. Tempérance est son premier envol.

Dans l’état de conscience représenté par Tempérance, l’énergie circule et retrouve de sa fluidité, faisant naître une confiance en soi qui ne fera que grandir. L’efficacité, malgré une inquiétude liée à la découverte, est présente.

Le Diable ………………………page 164

La montée d’énergie dont il est question permet à la conscience de se déplacer de son lieu habituel pour expérimenter d’autres points de vue et de réorganiser sa « représentation du monde ». Ainsi, l’être accède à un très grand nombre d’états de conscience et, après les avoir expérimentés, les intègre automatiquement dans son quotidien. Ces expériences sont brèves, fugaces, mais d’une intensité exceptionnelle. Elles sont caractérisées par une mise en synchronicité active. Nous devons le terme de synchronicité à Jung.

Page 169
En résumé, la montée d’énergie représentée par l’arcane XV-Le Diable, est identique à celle que nous avons vécue à la puberté sauf qu’elle s’exerce sur un terrain préparé, déblayé par le parcours intérieur que nous avons fait. La conscience n’est plus bloquée dans un centre, elle devient fluide. L’être est prêt pour le passage de l’énergie dans le septième centre.

La Maison Dieu …………………..page 180

L’inconscient, qui agissait jusqu’alors en pilote automatique et réparait de lui-même les erreurs du conscient, n’a plus ce rôle à jouer. Il devient un allié, pas toujours bien compris, mais fiable. Une confiance totale s’instaure entre l’inconscient et ses agissements imprévisibles et le conscient, qui accepte ce nouveau collaborateur jusqu’alors souvent vécu comme une gêne. Cette confiance trans-forme le quotidien et donne une sécurité inconnue, une sérénité nouvelle dans les agissements, y compris les plus étonnants, les plus douteux ou aléatoires d’entre eux. Il n’est plus possible de continuer comme avant, car la vision intérieure est là qui dirige l’être en processus d’unification. Tous les métaux dont il était composé se sont fondus et confondus pour former un alliage neuf.

L’Etoile ……………………………..page 188

Regardez l’image : de l’eau coule des cruches de la femme et se mêle à d’autres eaux. L’énergie de la conscience se déverse dans l’inconscient pour réaliser l’acte juste. La femme est nue, elle se laisse regarder par tous telle qu’elle est, sans rien cacher. Elle est capable d’imprimer dans la matière une trace utile et durable. Elle mélange son eau personnelle à l’eau collective, sans la perturber.

Sept petites étoiles signalent que les sept centres subtils sont actifs, et la huitième indique que la conscience le sait.

La Lune…………………………………page 205

Puis, comme rien n’est éternel, rien n’est fixe, la mue enfin se produit. L’être est débarrassé de sa vieille carapace inconsciente et entre dans la lumineuse phase suivante. Il va devoir devenir actif, en plein jour, dans ces mondes de la magie ordinaire. Le soleil se lève à l’horizon…

Le Soleil …………………………………page 208

Regardez l’arcane : un garçon et une fille se regardent et se touchent. L’un met la main gauche sur le plexus cardiaque, l’autre la main droite sur la nuque. La main gauche sur le plexus indique un cœur ouvert. La main droite sur la nuque, signale-t-elle que le garçon est dirigé vers ses capacités à la magie de l’instant ?

La première vertèbre cervicale se nomme Atlas. La jeune fille soulagerait-elle son compagnon du poids de son incarnation terrestre ? Voudrait-elle l’en délivrer, l’en libérer ? En lui posant la main sur la nuque, cherche-t-elle à le guider pour qu’il puisse s’aimer lui-même ?

Autour de la gorge, ils ont tous les deux un ruban rouge. Dans notre tradition, la gorge est la porte des dieux, le lieu où se conserve la mémoire des rêves. Les grands-mères rusées et les religieuses de mon enfance mettaient un ruban autour de leur gorge, souvent avec un camée. La gêne occasionnée (volontairement) permet à l’attention de rester fixée en cet endroit et de maintenir la perception…

Page 210
La caractéristique essentielle de la phase du Soleil est la finalisation de la mise au point d’un processus, soit de transmission pour les personnes distanciées de leurs émotions (le pendu), soit de guérison pour celles dans le subir (la roue de fortune).

Page 211
Sur la carte, le Soleil vibre par tous ses rayons et inonde une bonne moitié de l’espace, nous reliant à l’ensemble des vivants dans la conscience universelle.

Page 214
Seulement attention, l’arcane nous prévient : il y a un petit muret, et derrière… le Soleil se couche sur toute gloire…

Le Jugement ………………………………page 218

Le vécu précédent était en plein soleil, avec une intensité, fluidité et créativité extraordinaire. Le temps d’un crépuscule, le soleil se couche et cet état cesse. Une léthargie mortelle étend son manteau.

Vous ne supportez plus la vie sociale qui, de toute manière, vous rejette. Une morosité, un besoin de solitude et de repli sur soi vous envahit. Vous entrez dans une tombe.

Une tombe est un lieu de pourrissement et de putréfaction. Que reste-t-il en nous qui requiert de pourrir pour transmuter ? Notre masculinité si nous sommes hommes, notre féminité si nous sommes femmes. Quelle peut en être la signification ? L’organisation de la sensibilité selon son genre doit se défaire pour laisser la place à une réceptivité globale de l’ensemble des caractéristiques du vivant, mâle ou femelle.

Page 222
L’enjeu est de réintégrer l’unité fusionnelle, tentée avec une autre personne, lors de la première passion (VIL’Amoureux). Au cours du vécu représenté par l’arcane XX-Le Jugement, cette unité devient intérieure. Le souhait de quitter le monde et de se retrouver dans le désert en ermite reste intense. Simultanément, les pièces de puzzle des acquis dus aux phases passées se préparent à un assemblage cohérent et incitent à sortir de l’isolement.
Ces deux appels s’harmonisent paisiblement au plus profond de votre intérieur. La fin du pèlerinage est proche, une renaissance s’amorce. Nos responsabilités dans le monde se confirment et nous stimulent, puisque c’est dans le monde et par le monde que devons agir.

Le Monde …………………………….page 226

L’être participe de l’âme du monde. Il est un des moteurs humains de l’incarnation de l’Esprit en un temps et en un lieu. Il inspire toute une culture et une civilisation. Les soufis nomment ces êtres : les qutubs, les piliers de l’époque.

Il accède au point ultime de l’évolution. L’action est entière, immédiate et efficace, reliée directement au monde qui l’entoure. L’être le sait et ce savoir distancié lui permet de laisser faire et rester détaché des fruits de l’acte. La reconnaissance par le monde lui impose des responsabilités nouvelles. Il s’inscrit dans l’atmosphère globale de son ère, et en est acteur.

Cet arcane, avec les évangélistes aux angles de la carte, évoque les Christs en majesté qui trônent dans leur mandorle sur les tympans des églises romanes. L’être rayonne au centre, moteur immobile, actif sur les quatre composantes des mondes. Il actualise et renouvelle les enseignements des prophètes et des sages des temps passés.

Page 229
Le Monde est le dernier arcane numéroté. Le Bateleur est de retour dans le monde de l’Esprit, il a terminé son pèlerinage et la métamorphose de l’être est achevée.

Le Fou ………………………………….page 231

Le Fou ou Le Mat : Le Fou, dont on a piteusement fait le Joker, un bouffon, est le Fou de Dieu, l’anarchiste divin, le troubadour errant….

Le Mat, bon, bien en breton moderne, signifiait à l’origine chanceux, fortuné, en vieux breton ou gaulois.

Le Bouddha idiot est celui qui est capable, par son immédiateté instinctuelle, de créer, avec ou sans intention volontaire, une béance illuminatrice.

Page 232
Le Fou, éternel errant, un maigre baluchon à l’épaule ficelé soigneusement au bout d’un bâton tenu par une main de gloire, marche inlassablement vers son futur à la recherche de nouvelles rencontres.

Page 233
Un Fou ne sait ni ce qu’il fait, ni comment et ni pourquoi, mais il le fait !

Vous avez cheminé d’arcane en arcane. Puisse cette approche du tarot vous aider dans votre pèlerinage de Bateleur. Les traces de nos grands anciens sont encore là, fraîches et vivantes. Elles sont gravées dans la mémoire du monde et inscrites dans les mégalithes ou la pierre de nos chapelles romanes. Que leurs arcanes vous invitent à pénétrer le labyrinthe de votre âme-mémoire !

Page 235
Le tarot, chemin de connaissance, est rempli de dangers car il est à l’opposé des conditions de vie de l’homme moderne. Celui-ci a quitté le royaume où il était relié à l’inconnu et au mystérieux (Esprit) et s’est installé dans le royaume du fonctionnel (Enfer). Il a tourné le dos à l’univers de l’intuition et de la jubilation et s’est réjoui d’accueillir l’univers de l’ennui.

Une des bases de cet ennui est l’amour immodéré que nous avons pour l’ordre social. « Etre au monde sans être du monde », est le chemin du retour.

**********************************************************************************

5ème Partie

Comment utiliser le tarot de Marseille

Décrit les façons d’utiliser le tarot depuis le jeu, jusqu’aux tirages et la « divination ».

Page 237
Avant-propos : Comment ne pas utiliser le tarot !

À proscrire définitivement : le tirage personnel et solitaire sur des questions vous concernant. Vous êtes juge et partie, l’analyse impartiale est impossible. Mieux vaut prendre un mauvais interprète que de se faire une bonne manipulation ! Si vos inquiétudes sont trop fortes, tirez une carte, une seule.

À prendre avec des pincettes : le tirage aux proches. Il est à grands risques d’interférences personnelles.

Page 240
Première étape : le jeu !

Page 241
Deuxième étape : la familiarisation avec les arcanes majeurs !

1- Le tirage quotidien
Chaque matin au lever, tirez une carte. Portez-la sur vous et de temps en temps essayez de la reconstituer de mémoire. Lorsque vous avez un doute, vérifiez avec l’image. Quand la reconstitution est à peu près acquise, mettez-vous mentalement dans la position de l’arcane.
Laissez le vivre en vous. Le soir, mettez le sous l’oreiller. Notez le résultat quotidien, et s’il y a lieu, un éventuel événement significatif. Les statistiques constituent un indice complémentaire. La fréquence des numéros tirés est instructive. Au bout de deux ou trois mois, une tendance se dessine.

Page 247
Troisième étape : la divination

L’histoire du tarot est, avant d’être un djihad spirituel, celle d’un jeu populaire de guerre pour l’argent fabriqué sur papier. Parallèlement, au XVe siècle, les princes des familles Visconti-Sforza et d’Este ont fait faire des tarots enluminés, rehaussés à l’or, par d’excellents artistes de leur époque. Nous n’avons aucune preuve que ces tarots aient servi à la divination, mais c’est fort probable. Leur grande taille, l’épaisseur et la qualité de leurs enluminures les rendent impropres au jeu (voir la section sur l’histoire).

Passé cette époque, aucune autre enluminure ne nous étant parvenue, nous sommes à peu près certains que les tarots n’ont servi qu’à gagner de l’argent. Signalons au passage que les premiers gitans, Roms et autres voyageurs n’arrivent de manière attestée qu’au XVIe siècle en zone européenne, deux siècles après le tarot. Qu’ils en …

Page 248
…aient rapidement senti l’intérêt en divination est leur mérite de peuple. C’est aussi la grande réussite des maîtres imagiers du Moyen Âge d’avoir créé ce langage universel à base d’images symboliques.

Puis, tardivement, vers la fin du XVIIIe siècle et surtout le milieu de XIXe siècle, les occultistes, devins et cartomanciens occidentaux s’en sont emparé.

Pour simplifier nous pouvons dire qu’aujourd’hui il y a trois manières d’utiliser le tarot à des fins divinatoires avec chacune son style de commentaire. Ces trois manières correspondent aux trois états d’avancement de l’être sur le pèlerinage des Bateleurs : apprentissage, compagnonnage et maîtrise.

1- Le tarot événementiel, ou tarot de Mme Irma :
2- Le tarot psychologique, ou tarot émotionnel :
3- Le tarot des énergies, ou tarot de l’analogie :

Au-delà des émotions, lorsque la récapitulation a permis de vous réapproprier votre petite histoire personnelle, la porte de la grande histoire s’ouvre. Vous entrez dans le monde des énergies brutes et dans la mémoire du monde. Cette forme de tarot, pratiquée par quelques
personnes, en est l’expression la plus aboutie.

Nous sommes au niveau de l’analogie. Elle traite de l’instant et de la maîtrise. Elle procède par visions.

Rencontrer de tels spécialistes du tarot est en soi déjà une aventure. Des transformations souvent radicales de l’être peuvent accompagner ces rencontres. Pour qu’elles …

Page 249
…aient lieu, il est nécessaire de pratiquer ensemble les qualités traditionnelles suivantes : courage, persévérance, générosité, obéissance, humilité et sens des responsabilités. Vous avez bien lu : pratiquer ensemble. De toute manière, si vous voulez être embauché, vous ferez votre C.V. en cherchant d’instinct à placer ces six qualités. Si vous ne les pratiquez pas, aucun patron ne vous gardera. Sur le pèlerinage des bateleurs, il n’en va pas autrement : c’est le minimum de base.

Page 250
Quatrième étape : le tirage avec les arcanes majeurs

Suit les descriptions de diverses genres de tirages : en croix, pyramide, ou lancée.

Page 252
C’est à vous-même, en votre propre vécu que vous devrez faire appel. Rappelez-vous ce que vous étiez, lorsque vous-même viviez cette phase de votre vie. Par exemple, pour commenter la carte VI-L’Amoureux en synthèse, faites remonter la saveur de cette époque et mettez les mots comme vous les auriez mis en ces temps révolus, parlez en amoureux. Mettez-vous sur le paillasson de l’autre, au midi de sa porte. Prenez les arcanes un par un et, selon leur position, parlez de la qualité de l’énergie qu’ils représentent et des modes de vécus auxquels ils réfèrent. Parlez par analogie avec votre propre vécu…

*************************************************************************

6ème Partie :

Les arcanes Mineurs

Page 259

Préalable : les différentes nations et les bandes.

Les majeurs parlent de l’être et de son devenir spirituel. Le terrain des mineurs est la vie sociale, le pouvoir, l’avoir, mais aussi les caractéristiques telles que le tempérament, les goûts et les aptitudes.

Avec les arcanes mineurs, nous rentrons dans le vif d’une incarnation. L’enfant naît dans une famille et un contexte socioculturel précis. Nos anciens considéraient que la société se décomposait en quatre mentalités et comportements différents. à la naissance, l’enfant s’incarne dans l’une des nations ou collèges traditionnels. Chaque nation a ses règles de fonctionnement, ses relations, ses modes d’aborder le quotidien, ses métiers, ses us et coutumes.

Page 261
Les quatre nations sont les quatre pierres angulaires d’une construction sociale. Chacune d’entre elles est construite autour d’un élément : la terre, l’eau, le feu, l’air. L’éther est le centre, la résultante des quatre autres éléments.

Page 273

Le tirage avec les arcanes mineurs

Autant les majeurs représentaient des états spirituels partagés par l’ensemble des nations, autant les mineurs représentent des destins sociaux ou affectifs avec des modes d’expérimentations spécifiques à telle ou telle nation.

On ne mélange pas les majeurs et les mineurs. On les sépare.

**********************************************************************************

7ème Partie :

Page 274
Annexes

Règle ancienne de 1637
Texte de Thierry Depaulis au sujet de Jean Noblet

**********************************************************************************

Achevé d’imprimer par l’imprimerie Jouve, 53100 Mayenne
sur papier recyclé en octobre 2007

Sainte-Suzanne, page ajoutée le 2 janvier 2008