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L'origine des constructions romanes
et
"l'ancienne religion"


compteur installé le 12 juin 2010

Pour ce texte hautement polémique je tiens à remercier particulièrement Mme Sandrine Viollet pour son texte "Sommes-nous en 2010 après la fondation de Rome" et Mr François de Sarre pour son livre "Où est donc passé le moyen-âge?"


Depuis de nombreuses années mon interrogation sur les origines lointaines du tarot, se heurtait à un vide. Ma réponse était "l'ancienne religion". Les hommes du tarot étaient nourris au biberon de "l'ancienne religion", mais quand j'avais dit ça, je n'avais en réalité dit qu'un strict minimum, parce que sous ce vocable fourre-tout je mettais du vague, c'est à dire rien ou si peu de choses. Seule certitude, les hommes du tarot et ceux qui avaient construit nos bâtiments romans étaient les mêmes. Quant à la religion qu'ils pratiquaient, elle était de type chamanique, (cf mes textes sur les "tours à vertige", "la transe de la chenille" ou sur la grotte d'anamnèse de l'ermitage Saint-Martial de Mortagne sur Gironde*). On est loin, très loin de la religion qui m'avait été enseignée et j'avais pratiqué durant mon enfance, religion à base de sentimentalisme et de foi du charbonnier envers des récits plus que douteux.

Cherchez l'erreur!


Tout à coup, vers 1078/1080, les chantiers ouvrent tout partout en Europe : chapelles, églises, basiliques, cathédrales. Qui finance ces dizaines de milliers de bâtiments, qui a décidé? Seule une volonté politique d'ampleur peut mobiliser une telle marée financière et seule une organisation technique sans failles peut venir à bout de tels chantiers. Ce sont des dizaines et des dizaines de milliers d'oeuvriers qu'il faut mettre au travail ensemble. L'explication par la foi ne tient pas la route une seule seconde. De plus, à y regarder de près, elles ne sont pas très catholiques ces constructions, je dirais même plus, elles ne sont pas chrétiennes. Au mieux on pourrait les dire "proto-chrétiennes". Elles sont faites pour une religion opérative, pour la transformation des populations par l'extase et la transe. Ce sont des athanors, des creusets alchymiques. Ces méthodes sont-elles chrétiennes?

Alors, qui et pourquoi?

Qui les a construites? Ça, on le sait : ceux que longtemps j'ai nommé "le peuple du roman" : les enfants de Maître Jacques, les cagots, les fraternités de bâtisseurs de cette époque, les hommes du tarot, l'antique compagnonnage. Eux, on le sait n'ont strictement rien de chrétien, ce sont des sorciers, des chamanes technologiques et psychonautes. Bon, je suis un peu moins langue de bois. L'origine savante, les formateurs d'architectes et de maîtres d'oeuvre ne sont pas à chercher bien loin, on peut facilement reconnaître le style de Bangor en Irlande, celle qui sera la grande université druidique de ces temps et la source du grand renouveau monastique de l'occident. Vers 1078/325auv, le monastère de Bangor dont les chroniques nous ont relaté l'existance, était encore anarchique et en voie d'organisation. Peuplé d'ermites, de savants, de bardes en un mot de druides, il fut le terreau de l'effervescence du peuple du roman.

Et puis, encore une question restée sans réponse. Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que l'on aille du roman au gothique. La réponse classique est celle l'apport des chevaliers du Temple, d'une amélioration technique liée aux croisades et à l'apport des constructeurs/architectes moyen-orientaux. Rien à faire, là aussi, je n'y crois pas une seule seconde. Ce n'est pas seulement un changement de style, c'est un changement de religion : on ne fait pas la même chose dans une église romane que dans une gothique et le gothique n'est pas plus chrétien que le roman. C'est encore un choix politique lié à une évolution de la religion. Alors?

Que s'est-il donc passé? Qui est derrière tout ça?

Je crains qu'il ne faille remettre les pendules à l'heure et de manière drastique : le moyen-âge n'a potentionnelement jamais existé, il est une invention, une menterie, une invraisemblable manipulation de la dictature religieuse qui s'installe en Europe à partir de 1320/1350 depuis le palais d'Avignon. Nous sommes, semblerait-il, passés directement de la Rome antique à la Renaissance. L'an 0 de la naissance de Jésus n'a vraisemblablement pas existé tel qu'on nous le présente, et lui-même probablement pas non plus. On est bien! C'est un saut quantique historique auquel je vous invite.
 

Alors, l'an 0, le début du compte de notre calendrier, est la fondation de Rome par Romulus et Rémus. A toutes les dates chrétiennes, il faut rajouter 753 ans et se mettre au régime de l'AUC, (ad urbe condita, année de la fondation de Rome). Et là tout devient clair. En 1078 auc ( 325 + 753 = 1078) on est en plein dans l'ère de l'empereur romain Constantin et du premier concile de Nicée.
C'est donc lui l'organisateur de cette révolution culturelle, c'est lui le coupable! Lui seul en avait les moyens, ceux de l'Empire mondial de l'époque. Le roman est un travail de romains! C'est pour sa religion qu'il a fait construire ces myriades de bâtiments, pour sa gloire personnelle! Le "Christos", "l'oint de Dieu", c'est lui et lui seul, le maître incontesté de Rome, l'empereur d'orient et d'occident, le fondateur de la ville qui portera son nom : Constantinople.

Quel genre de religion?
Sol invictis, le soleil invaincu (voir le site :http://religion-christianisme-hugo.wifeo.com/le-culte-de-mithra-religion-grecque-et-romaine.php). La religion pratiquée était probablement un syncrétisme  dans le quel il y avait pour le pré-druidique, les pratiques de type chamaniques de ceux qui se nommaient les "loups", la tradition des enchanteurs, pour le druidique les triades et les "sangliers", la tradition des savants et des "gardiens", tout ça mâtiné de Mithraïsme et de culte à mystères de type gréco-romain le tout sous la coupe de Constantin- Christos. Globalement une religion de la transformation, si ce n'est de la transmutation, et de la fusion au divin, où les divers psychotropes tenaient une place centrale.

... et tout ça sous les toutes nouvelles voûtes romanes...

Toutes ces choses ne semblent pas très catholiques!

Je laisse les spécialistes en discuter. Laissons donc la parole à Mme Sandrine Viollet :

Constantin ou la consécration du Christ, le concile de Nicé (325/1078 AUC)

L 'empereur Constantin ( 306-337 ), après sa victoire à la bataille du Pont Milvius sur Maxence en 312 ( 1065 AUC ), change complètement le visage de l'Empire romain. A la suite de sa victoire, il fait apposer sur le bouclier de ses légionnaires, le chrisme, son nouveau symbole, formé des deux lettres grecques Khi ( X ) et Rho ( P ), les initiales du mot Christos , signifiant « oint de Dieu », « qui a reçu l'onction sainte de Dieu ». Par la suite, le chrisme devint le symbole des légions romaines. En 313 ( 1066 AUC ) Constantin promulgua l'édit de Milan, autorisant la liberté de culte à tous les citoyens de l'Empire. Nos chrétiens, les ennemis de l'Empire, peuvent désormais librement pratiquer leurs assemblées et les traductions de la Septante en latin se multiplient. Constantin, en prônant la concorde dans l'Empire autour du dieu unique, fait ainsi taire toutes les séditions. En 321 ( 1074 AUC ), Constantin impose le repos dominical, sous le nom de « Jour vénérable du Soleil ». Sol Invictus était donc encore le culte de l'Empire... En 324 ( 1078 AUC ), Constantin installe sa capitale en Orient dans la ville de Byzance, et la rebaptise Constantinople.

E n 325 ( 1079 AUC ) a lieu le concile de Nicée. Selon la Tradition, à l'issue de ce concile, Constantin et sa nouvelle église ( du latin ecclesia  = assemblée ) assimilèrent les principes monothéistes des manichéens et des chrétiens au culte de Sol Invictus et créa la nouvelle religion ( du latin religio  = respect, culte, vénération ) du Christ-Empereur, fils du dieu unique. D'après le site « Histoire critique du christianisme romain » : «  La religion chrétienne se christianisa et devint donc religion grecque ( ô christianismos ) c'est-à-dire culte de Constantin, unique représentant du Dieu Unique dans son Empire en voie d'unification.

Cela rappelait à la mémoire des érudits le culte promulgué autrefois à la gloire d'Alexandre le Grand  ». Plus surement, le Concile de Nicée, soit l'assemblée de l'Empereur, établit le nouveau dogme officiel de l'empire romain : le culte du Christ-Empereur en remplacement de Sol Invictus . La construction des basiliques, les maisons de l'Empereur dédiées au Christ, mais servant aussi de tribunal, de lieu de commerce, de promenades, d'assemblée, etc. se multiplient dans tout l'Empire. Une curiosité est à remarquer. Elle est soulignée par le site « Histoire critique du christianisme romain » : «  Eusèbe de Césarée, par sa " Vie de Constantin " contribua beaucoup à la déification de celui-ci qui jusqu'à la fin de la période romane du Moyen Age ( 12 ème  siècle ) fut honoré par les fidèles comme le fondateur de l'Eglise catholique. De nombreuses églises romanes, en Poitou Charente, Alpes de Provence etc., portent au-dessus de leurs porches, par où les foules circulaient, d'imposantes statues équestres appelées des " Constantin ", auxquelles Emile Male a consacré dans son "  Art religieux du 12 ème siècle en France  ", des pages d'une érudition émue  ». Jusqu'au XII ème siècle ! Constantin serait donc honoré par l'Eglise chrétienne pendant prêt de 800 ans ! Ne semble-t-il pas plutôt évident que les églises romanes ont été dédiées à Constantin car elles ont été construites à son époque  ?

L'Oint de Dieu et ses aides mystiques
Psautier d'Eadwine (GB) :
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Psautier d'Eadwine (GB) : Les psylocibes, éléments constitutifs du Paradis
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Les psylocibes, éléments constitutifs du Paradis

Le roman, c'est Constantin et le gothique ses successeurs : des religions gréco-romaines de type "à mystères". Rendons aux Césars ce qui est aux Césars.

Ayant bien remarqué une mutation profonde dans notre religion ancestrale après la fin de l'ordre du Temple (1314), et l'arrivée d'une dictature des religieux, je l'avais attribuée pendant longtemps à la destruction de l'Ordre du Temple. De même, j'avais en partie attribué l'origine des grandes famines des années 1320/1350 à la disparition de leur système régulateur de granges de stockage et de manière concommitente au changement climatique dû à la fermeture du passage nord-ouest du Gulf stream entre le Canada et le pôle nord. 7 années de pluies ininterrompues selon certaines chroniques, plus rien ne poussait, tout pourissait et le canibalisme était revenu. Avec les grandes famines et se rajoutant la-dessus la peste noire, 90% de la population européenne est morte en moins de 10 ans. Cette situation effroyable et hautement dramatique était donc propice à l'établissement d'une dictature religieuse. Elle ne manqua pas d'arriver. L'Histoire fût réécrite afin de justifier cette prise de pouvoir temporel par la papauté, les textes antiques qui pouvaient remettre en question cette nouvelle vision du passé, furent soit détruits, soit carément inventés de toutes pièces comme la célèbre "donation de Constantin". Le christianisme que nous connaissons était né, et qui plus est en Provence! Il s'agit donc d'une révolution de notre pensée historique à la quelle je vous convie.

La dictature religieuse catholique et ses bûchers, je l'espère, sera bientôt un mauvais souvenir renvoyé dans l'oubli et la poussière de l'histoire. Vers quelle spiritualité allons-nous? Allons-nous réactiver une spiritualité de même nature que "l'ancienne religion" et à nouveau nous intéresser aux mystiques de la fusion avec probablement l'aide des psylocibes ou/et de l'ayahuasca? Il le semblerait, car au sein des jeunes générations de ces étranges chercheurs en psychonautique, beaucoup répondent oui.


         

Note de pied de page

* En bord de fleuve à Mortagne-sur-Gironde, existe une très ancienne caverne creusée dans la falaise. La date de la première occupation de l’ermitage Saint Martial remonte à la nuit des temps. A l’époque romane ont eu lieu un certain nombre d’interventions, dont l'installation de quatre petites ouvertures. Aménagées dans la rambarde faisant face à l'unique fenêtre, elles sont travaillées en anamorphose. Ces modifications ont la particularité d’éclairer l’autel du fond de la grotte au midi solaire du 25 décembre. Derrière cet autel, une circulation en tunnel fait déambulatoire. Les murs de la caverne sont verts d’humidité et les flux telluriques particulièrement puissants. A côté de la grotte, se trouve l’ermitage proprement dit qui, au Moyen Age avait été transformé en une sorte de monastère assez singulier. Les moines étaient des marins passeurs de Gironde et des "œuvriers passants", des passants de mémoire. Dans la grotte, une logette, le "remémoré", était destiné à l’anamnèse. A l’époque, les différentes fonctions du lieu, le passage au sens propre et figuré, étaient étroitement mélés.


Nom du site : Ermitage monolithe Saint-Martial.
Localisation : Mortagne-sur-Gironde, Charente-Maritime.

Descriptif du site :
Découvertes puis habitées par Saint Martial, au IIème siècle, ces cavités rocheuses furent aménagées et utilisées comme habitation par des moines au IVème siècle.
La mer arrivant au pied de ces falaises, les navigateurs en détresse pouvaient, grâce à un « amer », se repérer et s'y réfugier.
En 1792, cet ermitage devint un bien national dans lequel vécurent plusieurs familles successives jusqu'en 1878 où il fut revendu à l'Evêché auquel il appartient toujours.
Peut-être le plus vieux monument des débuts du christianisme dans notre pays. Entièrement creusée dans la roche calcaire, la chapelle (classée Monument historique) comprend un autel, un déambulatoire, une balustrade et une tribune qui forment un seul bloc. Miracle de science optique que l'on ne retrouve qu'en Egypte, elle est éclairée par le seul rayonnement solaire qui maintient toujours une douce lumière sur l'autel. Ce que le public peut en voir ou en faire :
En plus de la chapelle qui ressemble beaucoup à celle que l'on trouve en Grèce ou en Turquie, on trouve à l'intérieur un cellier, un oratoire, une cuisine, deux dortoirs, et deux cellules. Modalités de visite :
Visite avec libre participation.
Se renseigner à l'office de tourisme de Mortagne-sur-Gironde.
D'avril à septembre, tous les jours de 13 h 30 à 19 h sauf le lundi.
Hors saison : sur rendez-vous.

S'adresser à Mme Kerninon (dite Dame Jeanne): 05.46.90.62.95.
Origine : Office du Tourisme

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Bateleur, Édition Conver 1760